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L’argent divise l’Upc avril 28 2012

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L’UPC en justice pour des problèmes d’argent

Source Cameroon tribune

Grande pagaille à l’Union des populations du Cameroun (Upc). Maître Nouga, avocat au barreau du Cameroun et agissant pour le compte de l’Upc était à la barre mardi et mercredi dernier face à Me Sende Batamake Georgette, l’avocate de Pierre Sende. C’est que le bureau du Comité directeur, élu en mars dernier à Douala, a assigné en justice Pierre Sende, Thomas Biyick et François Zogning. Me Nouga suspecte ces trois personnalités de manifester « la volonté de s’approprier les fonds reversés aux partis politiques chaque année par l’Etat » à travers une déclaration commune qu’ils ont produite le 11 avril dernier à Yaoundé.

En effet, depuis un certain temps, on note un rapprochement entre Pierre Sende et Thomas Biyick. Cette proximité a abouti à la signature de la « Déclaration conjointe » dont la principale résolution a été la convocation d’un Comité directeur des deux blocs qui s’est effectivement tenu hier dans un hôtel à Essos, un quartier de Yaoundé. Thomas Biyick et Pierre Sende étant des cadres de premier rang dans le Comité directeur dont Augustin Frédéric Kodock était le secrétaire général, le premier secrétaire de l’Upc Adolphe Papy Ndoumbe redoute qu’une telle alliance puisse aboutir au contrôle des fonds du parti.

C’est généralement au premier trimestre que les partis sont appelés à la caisse pour toucher l’argent que l’Etat leur accorde pour leur fonctionnement. Cette somme varie selon les résultats obtenus par ces partis aux dernières élections et en fonction des provisions de la loi des finances. En 2010, Augustin Frédéric Kodock a ainsi perçu plus de 27 millions de F car l’Upc contrôle depuis 2007 deux mairies et a obtenu plus de 5% de suffrages dans plusieurs circonscriptions durant les municipales et législatives de cette année-là. « 2011 ayant été une année électorale, le financement était accordé uniquement aux partis politiques en campagne », explique-t-on au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Mais, certaines sources affirment que le déblocage des fonds est imminent. Et tout l’enjeu de la présente procédure judiciaire est de savoir la tendance qui gèrera l’argent public de l’Upc. Rendez-vous le 2 mai 2012 pour la suite de l’affaire.

                                                                                                  Jean Paul MBIA

L’opération epervier se poursuit au Cameroun avril 18 2012

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Inoni Ephraim et Marafa Hamidou Yaya à Kondengui

 

L’arrivée de deux personnalités connues a captivé l’attention à la maison d’arrêt de Yaoundé.

A la prison centrale de Kondengui lundi, l’atmosphère était calme et plutôt bon enfant. Ni le siège des hommes des médias appâtés par les effluves de scandale, ni les arrivées de personnalités de la République, rien ne semblait pouvoir distraire les geôliers. L’air de gens qui en ont vu d’autres, ces derniers vaquaient tranquillement à leurs occupations. Pourtant, Marafa Hamidou Yaya, ancien ministre chargé de l’Administration territoriale et de la Décentralisation est dans les murs depuis 12h05. Drapé dans une gandoura immaculée, il quitte le bureau du régisseur à 15h, après s’être acquitté des formalités d’usage, pour les services du « chef Saf » où il se soumet à la biométrie. Quelques gardiens de prison se laissent aller à commenter la gentillesse et l’humilité de l’homme qui salue et embrasse les passants, à tours de bras.

Entre-temps, Me Michel Mekiage, Conseil de Isaac Njiemoun (ancien ministre et directeur de la Caisse autonome d’amortissement) dans le cadre de la gestion du Comité de pilotage et de suivi du projet de construction des axes routiers Yaoundé – Kribi et Ayos – Bertoua (Copisur), arrive dans une voiture banalisée. Suivi à 14h13 par l’ancien Premier ministre Ephraïm Inoni. Costume sombre sur chemise blanche, mallette noire en main, l’homme semble serein. Il confiera d’ailleurs quelques minutes après, titillé par les journalistes : « Je suis confiant en la justice de mon pays. Les faits sont têtus. La vérité va finir par triompher. J’ai reçu une convocation et j’y ai répondu. Je suis venu de Bakingili dans ma voiture. Je suis serein ». Dans le secrétariat du régisseur, le téléphone ne cesse de sonner. Régisseurs d’autres prisons et autres personnalités appellent pour vérifier l’effectivité de ces interpellations. Au four et au moulin, le régisseur Daniel Njeng affirme n’avoir rien à déclarer. A l’extérieur, les sentinelles ont du mal à contenir la presse et à faire comprendre les procédures aux quelques membres des familles s’étant précipité avec oreillers, couettes, draps neufs et repas.

A 16 h, l’on apprend de source introduite que « le détournement de deniers publics en coaction et complicité » constitue le chef d’inculpation pesant sur Marafa Hamidou Yaya et Inoni Ephraïm dans le cadre de l’affaire Albatros, du nom d’un avion acquis pour les déplacements présidentiels. Personne ne se sait encore quand les prévenus seront présentés devant le tribunal de grande instance du Mfoundi, mais leur mandat de détention provisoire court jusqu’au 16 octobre 2012. A partir de maintenant, le juge d’instruction a donc six mois pour les auditionner.

Au terme de cet exercice, si les charges sont suffisantes pour les envoyer devant un tribunal, le juge d’instruction prendra une ordonnance de renvoi devant le tribunal de grande instance du Mfoundi. Au cas contraire, une ordonnance de non lieu sera établie et les prévenus seront remis en liberté. « Il y a une autre possibilité. Même si les charges sont trouvées suffisantes, les conseils des prévenus peuvent demander leur mise en liberté sous caution. Et dans ce cas là, le juge fixe les cautions à payer », explique un avocat au barreau ayant requis l’anonymat. Ce dernier pense d’ailleurs que ces affaires pourraient être traitées par le tribunal spécial récemment créé.

 

                                                                                                   Jean Paul MBIA

Le Cameroun et l’Allemagne: main dans la main avril 18 2012

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Un Allemand reçu par Paul Biya

Le renforcement de la coopération économique était mardi 17 Avril 2012 au centre de l’entretien entre le chef de l’Etat et Ernst Burgbacher.

 

Les perspectives de la coopération entre le Cameroun et la République fédérale d’Allemagne s’annoncent sous de meilleurs auspices. C’est pour explorer les axes de l’intensification des relations économiques et techniques entre les deux pays qu’une délégation d’officiels et des milieux d’affaires allemands se trouve au Cameroun depuis trois jours pour une série de négociations au niveau du gouvernement et du secteur privé. En point d’orgue de cette visite, le président de la République a reçu en audience hier, au palais de l’Unité M. Ernst Burgbacher, secrétaire d’Etat parlementaire auprès du ministre fédéral allemand de l’Economie et de la Technologie.

Accueilli au palais de l’Unité sur le coup de 12h, le ministre allemand, qu’accompagnait l’ambassadeur de RFA au Cameroun, Reinhard Buchholz, en est ressorti après une heure d’entretien avec le chef de l’Etat. Au sortir de l’audience, M. Burgbacher a bien voulu éclairer la presse sur la teneur de l’entretien qu’il venait d’avoir avec le président de la République. Au menu de l’audience d’hier, ont figuré en bonne place l’évocation de l’histoire des bonnes relations qui existent entre l’Allemagne et le Cameroun, les progrès des rapports économiques entre les deux pays, et les nombreux projets dans divers secteurs qui intéressent la délégation d’industriels allemands venus en visite de prospection au Cameroun.

Ainsi qu’il ressort des échanges que les visiteurs allemands ont tour à tour eus depuis lundi notamment avec le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, puis avec le ministre des Relations extérieures, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. La visite de la délégation de haut niveau composée d’officiels et d’industriels a pour objectif majeur le renforcement de la coopération Cameroun-RFA dans les secteurs suivants : le développement des énergies renouvelables, la production d’engrais, la sécurité, les infrastructures. Avec comme autres centres d’intérêt le renforcement des capacités de la jeunesse et la création d’emplois, la délégation que conduit M. Burgbacher entend promouvoir les entreprises allemandes au Cameroun.

                                                                                                   Recueilli par Jean Paul MBIA

Guillauma Soro démissionne mars 8 2012

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Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro démissionne

Guillaume Soro.

Par Sia Kambou AFP 08 03 2012
Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a présenté la démission de son gouvernement au président Alassane Ouattara, près de trois mois après les élections législatives de fin 2011. Cette démission du gouvernement intervient après la proclamation des résultats définitifs des législatives de décembre 2011, qui ont confirmé la victoire du parti du président Ouattara à ce scrutin, boycotté par le camp de l’ancien chef d’Etat Laurent Gbagbo.

Cette démission n’est pas une surprise, loin s’en faut, elle était attendue depuis plusieurs semaines. Le nom du futur chef du gouvernement devrait être connu très rapidement. Peut-être aujourd’hui mais bien plus vraisemblablement la semaine prochaine.

Il est sûr en revanche que le nouveau Premier ministre sera issu des rangs du PDCI. Le président Alassane Ouattara en avait fait la promesse à Henri Konan Bédié et les deux hommes se sont vus cette semaine pour en discuter. Un nom circule avec insistance à Abidjan pour occuper ce poste, celui de Jeannot Ahoussou Kouadio, qui occupait jusque-là les fonctions de garde des Sceaux.

Après cinq années à la primature où il a successivement servi Laurent Gbagbo puis Alassane Ouattara, Guillaume Soro quitte donc ce jeudi ses fonctions mais il ne devrait pas rester très longtemps en dehors des institutions ivoiriennes. Lundi, l’Assemblée nationale va élire son nouveau président et selon de nombreuses sources à Abidjan, Guillaume Soro a de très fortes chances d’être choisi par les députés pour occuper le perchoir, ce qui ferait de lui le deuxième personnage de l’Etat.

Recueilli par Jean Paul MBIA

La Côte d’Ivoire jamais en paix ? mars 1 2012

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Côte d’Ivoire: un nouveau malaise causé par des jeunes combattants FRCI

Un soldat des FRCI le 27 avril 2011 dans le quartier d'Abobo, à Abidjan.

Source: Rfi

Ce lundi, un habitant de la commune d’Abobo à Abidjan a été blessé par une balle tirée par un combattant FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire). Il est mort le lendemain à l’hôpital, et hier mercredi, la population du quartier a saccagé ce qui servait de base militaire à ces jeunes de l’armée ivoirienne.

Tous les habitants du quartier sont rassemblés autour de la famille en deuil. Les témoins sont unanimes : alors qu’il jouait à des jeux vidéo, Fabrice Irié a été interpellé par des membres des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire).

Les soldats armés lui demandent alors 600 F Cfa, soit moins d’un euro. Le jeune refuse et les trois protagonistes en viennent aux mains. Alors qu’il quitte les lieux, Fabrice reçoit une balle dans le dos.

Sa grande soeur, Valentine, n’arrive pas à comprendre la mort de son frère : « Il n’a rien fait du tout, du tout… Et puis on le tue comme ça dans le dos. A cause de combien ? 600 !… Qu’ils quittent le quartier ! Si c’est pour tuer les innocents, comme ça… Il n’a rien fait ! »

Le lendemain de la mort de Fabrice, des habitants ont dévasté et pillé la « base » des FRCI. Une base informelle puisqu’il s’agit d’un bar, un « maquis » réquisitionné. Le commandement de l’armée d’Abobo reconnaît que les jeunes de ce bataillon n’avaient pas de matricule. Tous sont des combattants qui se sont associés à la bataille d’Abidjan. Ils n’ont jamais été encasernés, et ignorent encore s’ils feront partie de la nouvelle armée.

Trois d’entre eux ont été auditionnés par la gendarmerie. Ils expliquent que c’est en voulant régler une altercation entre habitants du quartier que l’un d’eux a tenté de s’emparer de leur kalachnikov, et que le coup est parti. Ils sont désormais en garde à vue. La base a été démantelée et vidée de ses armes.

                  Jean Paul MBIA

L’Afrique fait un pas en avant mars 1 2012

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L’extrême pauvreté en net recul en Afrique, selon la Banque mondiale

Un bidonville près de la décharge de Bisasar à Durban, en Afrique du Sud. Près de 400 millions d'Africains vivent toujours avec moins de 1,25 dollar par jour.

Source: Rfi 01 03 2012

Pour la première fois dans l’histoire des statistiques de la Banque mondiale, il y a moins d’un citoyen africain sur deux vivant sous le seuil d’extrême pauvreté. C’est le résultat d’une enquête internationale sur les niveaux de pauvreté dans les pays en développement.

L’Afrique peut à bon droit se réjouir des résultats de l’enquête internationale menée par les équipes de la Banque mondiale. Cent trente pays ont été passés au crible en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Europe de l’Est. Les chiffres les plus précis remontent à 2008. Cette année-là, estiment les économistes de la Banque mondiale, 1,29 milliard d’êtres humains vivaient sous ce qui est considéré comme le seuil d’extrême pauvreté, c’est-à-dire avec moins d’un dollar et vingt-cinq cents par jour*. Soit 700 millions de « pauvres » de moins qu’en 1981, date de l’étude précédente.

Atteindre les Objectifs du Millénaire

Les conclusions de l’étude sont d’autant plus impressionnantes qu’elles révèlent que, malgré les crises économiques à répétition des quatre dernières années, malgré la hausse des prix des denrées alimentaires et de ceux des produits pétroliers, la tendance à la baisse du nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté s’est maintenue. Avec un résultat historique à portée de main : l’un des Objectifs de développement du Millénaire devraient être atteint avant 2015. Cet objectif était de réduire de moitié l’extrême pauvreté dans le monde par rapport à ses niveaux de 1990 en 2015.

Atteindre cet objectif ne peut bien sûr passer que par la réduction des seuils de pauvreté dans les régions où la misère est la chose la mieux partagée, en particulier en Afrique. C’est donc le cas. La Banque mondiale chiffre à 47% de la population sub-saharienne le nombre d’Africaines et d’Africains qui vivent avec moins de un dollar et vingt-cinq cents par jour. En 1981, en pourcentage, c’était 51% de la population. La différence peut sembler mince mais il ne faut surtout pas oublier qu’entre-temps, la croissance démographique est passée par là. Il y a ainsi 40% de plus d’habitants sur le continent africain qu’en 1990.

Succès des stratégies de réduction de la pauvreté

Surtout, les rythmes de résorption de la pauvreté se sont accélérés. De 2005 à 2008, malgré la croissance démographique, répétons-le, il y a eu neuf millions d’Africains pauvres en moins. Cette évolution est bien sûr la conséquence de l’amélioration de la situation économique des pays africains. Depuis plusieurs années, nombre d’entre eux, surtout à l’est du continent, enregistrent des records de croissance de leur produit intérieur brut. Malgré les difficultés, les stratégies de réduction de la pauvreté ont donc fonctionné.

Le début de la route

Pourtant, il ne faut pas extrapoler de cette enquête de la Banque mondiale que l’Afrique est tirée d’affaire. Elle est simplement au début d’une route que la Chine avait empruntée il y a trente ans, celle du décollage économique. L’Afrique souffre encore de nombreux maux, de nombreuses faiblesses. Ainsi, sa croissance est, pour une bonne part, encore tirée par les exportations de matières premières, qui créent relativement peu d’emplois locaux et peu de valeur ajoutée. Et si de plus en plus d’Africains vivent avec plus de un dollar vingt-cinq par jour, ils sont encore près de 400 millions à ne pas être dans ce cas.

Jean Paul MBIA

Sosthène Fouda tabassé février 13 2012

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Sosthène Fouda tabassé au parquet

Cathy Yogo. Le jour. 13 02 2012

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Affaire du bébé volé. L’homme politique doit rencontrer le procureur de la République du tribunal de première instance d’Ekounou ce lundi.

Samedi 10 février 2012. Commissariat central n°1 de Yaoundé. Il est environ 16h. Vincent-Sosthène Fouda sort d’une cellule pour se rendre à l’hôpital général de Yaoundé.

Il est acclamé par d’autres gardés à vue qui, toute la nuit, ont scandé des chansons pour que le bébé de Vanessa lui soit rendu. Vincent-Sosthène Fouda claudique. Son œil est enflé, son corps a des hématomes et la paire de lunettes qu’il tient à la main est cassée. A la demande de l’Ordre national des médecins, précise-t-il, il va faire des examens médicaux, notamment un scanner, à l’hôpital général de Yaoundé, afin de vérifier son état de santé. Il est accompagné de son avocat, maitre Assira, et d’un médecin. Vincent-Sosthène Fouda affirme avoir été tabassé la veille au parquet du tribunal de Grande instance du Mfoundi.

Vendredi 9 février, Vincent-Sosthène Fouda a été entendu par le procureur de la République, M. Belinga, dans “l’affaire du bébé volé de Vanessa”. On lui reproche d’avoir organisé une marche illégale à l’hôpital gyneco-obstétrique de Ngousso, jeudi dernier, de troubler l’ordre public et de porter atteinte à sécurité de l’Etat. Nous l’y avons également rencontré. « Je suis entré dans le bureau du procureur à 9 h5mn. Pendant 45 minutes, il m’a interrogé sur la paix et son prix et m’a fait des observations idiotes du genre, tu es ewondo, Vanessa est bamiléké. Je me demande pourquoi tu es derrière cette affaire. Au bout de compte, il m’a signalé que je suis gardé à vue», s’indignait Vincent-Sosthène Fouda. « Je suis ici depuis 8h et c’est maintenant, à 18h, qu’on me dit que c’est le procureur de la République du tribunal de première instance d’Ekounou qui est compétent pour m’entendre»,  ajoutait Vincent-Sosthène Fouda à qui, un policier demandait farouchement de monter dans le car de police.

Vincent-Sosthène Fouda nous a indiqué qu’il a été menotté et encagoulé, avant d’être jeté de force dans un car de police en direction, il le saura plus tard, du commissariat central n°1. Les journalistes et des hommes politiques, comme Alain Fogue, qui faisaient le guet ne verront pas passer le véhicule à bord duquel M. Fouda a été transféré au commissariat central. Selon certaines indiscrétions, il est sorti du côté du musée national. Malgré son insistance, l’avocat de Vincent-Sosthène Fouda, maitre Assira, ne verra pas non plus son client ce vendredi.

Hier au moment où nous allions sous presse, les proches de Vincent-Sosthène Fouda, que nous avons rencontrés, étaient peu disposés à dire véritablement où il se trouve. On le dit encore à l’hôpital général. Toutefois, l’homme politique doit rencontrer le procureur de la République du tribunal de première instance d’Ekounou ce lundi.

Recueilli par Jean Paul MBIA

Le faux à l’universté de Douala février 9 2012

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Université de Douala: Plus de 300 étudiants dans le faux

Un réseau de fraude récemment démantelé dans une faculté de l’université de Douala. « Interdiction de se présenter aux examens sanctionnant l’année académique en cours avec suppression de toute aide universitaire ». La sanction, bien affichée sur le babillard de la faculté des Sciences économiques et de gestion appliquée (Fsega) de l’université de Douala, est déjà tombée pour près de 200 étudiants. Et plus d’une centaine attendent d’être fixés sur leur sort. Les premiers ont été « convaincus de tricherie avec participation active à un réseau de fraude, de substitution de copie, d’insertion frauduleuse des copies et d’usage de faux de cachets à la session de rattrapage de septembre 2011 ». Des étudiants inscrits dans les filières Sciences économiques, Sciences de gestion, Finances et comptabilité, Marketing-commerce et vente. Du niveau 1 au niveau 4.
C’est grâce à la diligence des autorités académiques de la Fsega que le réseau a pu être démantelé. Ceci lors d’une vérification de copies, à la suite de la session de rattrapage de septembre dernier. Etape nécessaire dans la procédure d’attribution des notes, cette vérification permet de s’assurer que la correction des copies des examens s’est faite dans la conformité. Une conformité que l’on examine également au niveau de la saisie des notes, lors de leur enregistrement en machine. Les premières auditions ont ainsi permis de mettre la main sur les instigateurs de la fraude, quelques attachés temporaires d’enseignement et de recherche et autres moniteurs. Les enseignants titulaires, quant à eux, ont été mis hors de cause. Tout comme le service informatique, que de premières indiscrétions chez certains étudiants de l’université de Douala pointaient du doigt.
Si des rumeurs avaient circulé à propos de l’échelle de sanctions, arguant que des diplômés pourraient perdre leur précieux parchemin et d’autres étudiants seraient rétrogradés en première année, du côté de l’université, on préfère être prudent. Les enquêtes n’ayant pas permis de déterminer depuis quand le réseau de fraude est en place, il n’est pas possible d’appliquer de telles mesures. Sur le terrain, les investigations continuent néanmoins.

                                                                                                                               Jean Paul MBIA

Cobac et banques: face à face janvier 17 2012

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Zone Cemac : La Cobac interpelle les banques
La concertation s’est tenue hier 16 Janvier 2012 à Douala avec la profession bancaire et financière.

Trois thèmes étaient à l’ordre du jour de la 4ème réunion de concertation entre Lucas Abaga Nchama, président de la commission bancaire de l’Afrique Centrale (Cobac), par ailleurs gouverneur de la Beac et les responsables de la profession bancaire et financière des six pays de la sous région (Cemac) hier, lundi 16 janvier 2012 à Douala. Il s’est agit de débattre de la structure du compte de résultat et l’évolution des frais généraux, de l’évolution des conditions des banques dans la zone Cemac entre 2006 et 2010. Mais aussi de présenter le nouveau dispositif d’échange de données entre le secrétariat général de la Cobac et les établissements de crédit dénommé «e.Cerber». Cette plate-forme qui fonctionne 24h /24 doit permettre d’effectuer automatiquement les traitements de remises, indépendamment de l’ouverture des bureaux de Cobac.

Le communiqué final desdits travaux révèle qu’entre 2006 et 2008, les enquêtes sur les conditions de banque ont dévoilé d’une part une méconnaissance des dispositions en vigueur de certains établissements de crédit. D’autre part, des insuffisances en matière d’affichage des conditions applicables à la clientèle. Par ailleurs, il faut noter que des frais de tenu de compte étaient souvent appliquées sans fondement légal, tandis que la tarification des transferts n’était toujours pas conforme à la réglementation pour quelques banques. Ce qui aurait poussé Lucas Abaga Nchama, président de la Cobac a indiqué que certaines pratiques du passé refont surface. « Il était donc question de les prévenir afin que ces derniers respectent la réglementation. C’était une sorte de rappel à l’ordre des banques à abandonner ces vielles pratiques pour le bien du public», précisera-t-il.

Toutefois, la bonne note sortira de son propos introductif. L’on retient par exemple que les activités ont continué de croître en 2011. Le total agrégé des bilans des banques s’établit à 8914 milliards de Fcfa au 31 octobre 2011. Soit une progression de 17,4% par rapport à son niveau de 2010 à la même date. Le nombre de banque a évolué. De 43 en 2010, l’on en dénombre aujourd’hui à 45. Ceci avec le démarrage des activités d’une banque (Bgfi) au Cameroun et au Congo. Et avec l’implantation de trois nouvelles banques respectivement au Congo, Gabon et en Guinée Equatoriale, l’on devrait dénombrer 48 banques en activités dans la zone Cemac. Un essor a aussi été enregistré du côté de l’intermédiation bancaire. Les dépôts collectés se sont accrus de 19, 4% en variation annuelle à fin octobre 2011. Ils se chiffrent à 7 241 milliards de Fcfa. La source est du journal Mutation.

Jean Paul MBIA

Samuel Eto’o: la sanction allégée janvier 9 2012

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Lions indomptables : La sanction d’ Eto’o Fils et de ses coéquipiers revue à la baisse 

Huit mois de suspension pour le capitaine, Song Bahanag, Manager des Lions, ainsi en a décidé le Comité exécutif de la Fécafoot.

L’ordre du jour de la réunion du Comité exécutif de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a été amendé vendredi dernier, pour intégrer un point relatif à l’examen de la décision N°028/Cfhd/2011 de la Commission fédérale d’Homologation et de Discipline infligeant des sanctions disciplinaires à certains joueurs de la sélection nationale masculine «A».
Celle-ci avait requis 15 matches de suspension pour Samuel Eto’o Fils, deux matches à Enoh Eyong Tarkang et un million de Fcfa d’amende en ce qui concerne Benoît Assou Ekotto. La résultante est l’allégement de ces sanctions. Ainsi, Samuel Eto’o Fils est exclu temporairement de la sélection nationale pour une durée de 8 mois; Enoh Eyong Tarkang également exclu, mais cette fois pour une durée de deux mois, tandis que celle de Benoît Assou Ekotto est levée.

De prime abord, de manière arithmétique, ces mois d’exclusion équivalent à 5 matches pour Samuel Eto’o Fils et à 2 matches pour son adjoint, Enoh Eyong Tarkang. Toutefois, quand on regarde de près le règlement intérieur des sélections nationales, on constate que cette disposition est plus lourde que la précédente. En réalité, le Comité exécutif aurait bien pu se prononcer directement sur le nombre de matches de suspension. C’est à dessein, qu’il a utilisé le nombre de mois d’exclusion. Car, selon l’article 28 relative aux sanctions disciplinaires, la suspension de match arrive à la cinquième position alors que l’exclusion temporaire est à la septième place. Et après cette dernière, c’est immédiatement l’exclusion définitive. Ainsi, le Comité exécutif aura été bien plus rigoureux que la Commission d’Homologation et de discipline. Or, dans le cas d’espèces, cette révision de la sanction ne profite pas au capitaine des Lions indomptables. Pendant l’absence de Samuel Eto’o Fils et d’Enoh Eyong Tarkang, c’est Nicolas Nkoulou, le 2ème vice-capitaine, qui portera le brassard.

En outre, toujours en ce qui concerne les Lions indomptables, il a été retenu que tout joueur convoqué en équipe nationale doit communiquer son relevé d’identité bancaire (Rib) au Secrétariat général de la Fécafoot, où ses primes seront versées. A l’origine de cette disposition, le clash de Marrakech, qui avait abouti à l’annulation du match amical du 15 novembre dernier contre la sélection nationale algérienne. Désormais, les joueurs convoqués ne défileront plus devant le responsable administratif des équipes nationales pour percevoir les différentes primes, mais celles-ci seront directement virées dans leur compte respectif.

Par ailleurs, les membres du Comité exécutif ont porté leur choix sur la personne de Rigobert Song Bahanag comme Team Manager de la sélection nationale masculine «A». La semaine dernière, il avait été reçu par le ministre des Sports et de l’Education physique, Adoum Garoua. Rigobert Song Bahanag succède à Martin Etonge, qui avait été débarqué il y a plusieurs mois. Certaines indiscrétions affirment que l’ancien capitaine des Lions indomptables n’aura pas la tâche aisée dans sa nouvelle mission, mais Rigobert Song Bahanag est l’incarnation du Lion Fighting Spirit, un esprit que ses anciens coéquipiers recherchent désespérément. Toujours est-il que quand Samuel Eto’o Fils reviendra en sélection nationale après avoir purgé sa peine, Rigobert Song aura eu suffisamment le temps de se réintégrer dans le groupe.

                                                                                                                                                                      Jean Paul MBIA

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